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mercredi 17 décembre 2014

Sur les routes... Du retour.

Comment disait Gaston Lagaffe encore?

On dit que les voyages forment la jeunesse, j'en suis convaincu! Mais que dit-on de l'aventure? L'aventurier peut certainement vous en parler mais il ne vous transmettra jamais l'essence de l'aventure, car il faut se lancer dedans pour en découvrir les parfums!
J'achève ces quatre mois de voyage tant intérieur qu'extérieur et je suis arrivé, il y a 24 heure, à ce profond besoin de retour au bercail. Non pas que je ne suis pas bien par ici, mais simplement parce que je suis rempli et que je ne saurais en rajouter pour être plus heureux! Le temps de donner vie à tout ce que j'ai ramassé sur mon chemin à sonné l'appel, je dois maintenant rentrer "chez-nous"

Mes derniers jours ici sont couronnés par des rencontres immenses et innhabituelles avec l'amitié, le dharma et le maître qui me redonne peu à peu la vie que j'ai souhaité, un jour, au plus profond de moi-même. J'ai accumulé tellements d'enseignements, d'affectueux échanges humains et de bénédictions qu'il me serait impossible de me plaindre de quelque mauvais sort qui serait miens!

Une "vollée" de retraites, parfaitement alignées et dédiées à une même aspiration, à une même direction, comme de grands oiseaux migrateurs, arrivent au terme d'un long voyage, portant avec elles les kilomètres et les visions dimmensité accumulés en chemin.

J'aurai rassemblé dans mon cœur une courtepointe de visages joyeux, exprimant la plupart du temps un contentement a peine résigné. Je pense à tous mes confrères et consœurs de cette "communauté bouddhiste" sans frontière, mais aussi à tous ces locaux au regard si acceuillant et si profond. Je n'oublierai pas ce jeune cordonnier de Darhamsalla et la joie immens qu'il exprima lorsque nous sommes allés lui acheter des vivres à la petite épicerie de McLeod Ganj; je n'oublierai pas le sourire magique du petit garçon de cette mendiante népalaise que je rencontrais ici chaque jours et qui courrait se jeter dans mes bras; je n'oublierai pas tous ces ami(e)s accumulés à travers cinq magnifiques retraites; je n'oublierai pas tous ces grands maîtres que j'ai rencontré, ces professeurs aussi, qui m'ont accordé un espace généreux de leur si précieux temps pour m'offrir leur lumière et leurs bénédictions; je n'oublierai pas tous ces moines et toutes ces nones en robes rouges avec de qui j'ai reçu tellement d'amitié et de mots justes; je n'oublierai pas non plus tous ces chiens errants ou ces formidables mendiants qui sont venus à moi pour recevoir de l'affection ou quelques roupies et m'ont permis de développer davantage la compassion et l'esprit d'éveil; enfin, je n'oublierai pas vos mots en réponse à mes courriers photos et textes.

Je suis à quelques heures du retour sur Delhi et demain matin, tôt, je serai en route vers Istambul et Montreal, l'esprit heureux et serein à l'idée de retrouver mon amoureux, à l'idée de vous retrouver aussi, à l'idée des défis merveilleux que la pratique du dharma accumulé ici me réserve!

Je vous écrirai sans doute encore, une ou deux fois, question de partager mes émotions et mes réalisations et de broder une conclusion appropriée à cette septième Aventure Himalayenne!
La huitième viendra peut-être! Et si vous aviez eventuellement l'envie profonde de vous y joindre...  J'en serai des plus heureux! Nous avons deux ans pour nous y préparer!

Je vous aime et je vous espere en beauté!
XxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxX. Raymond Thundup