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mercredi 26 novembre 2014

Être sans mot, être sans maux

Je suis muet, sans mot!
 Mais, bien certainement, il me faudra des mots pour vous exprimer cet état silencieux. C'est ainsi que la communication des expériences et des émotions peut exister entre le voyageur et ceux qui sont demeurés à gué.

Les dernières semaines ont été remplies de réflexions et de découvertes profondes comme il y en a peu dans nos routines quotidiennes habituelles. Des moments qui ont été de haute mouvance! Ces enseignements dont nous abreuvait Chokyi Nyima Rinpoché sont de moins en moins des réflexions de haute voltige pour l'élève que je suis, mais leurs forces transformatrices travaillent bien au-delà de ce qu'on peut ordinairement espérer. I am upside down comme je n'ai cessé de répéter à mes amis de la sangha.

Il y a des jours pour écouter, il y en a d'autres pour entendre.. Et recevoir.  Ce sont ces jours-là qui ont construit mes dernières semaines, depuis Bodh Gaya jusqu'à Pharping où je m'attend à une suite en crescendo!

J’arrive à la dernière étape de cette récolte abondante, tellement abondante que j'aurais envie de ME célébrer une Thanks-Giving pour m'exprimer à moi-même et à ceux qui me permettent d'être encore parti l'été dernier, combien je leur suis reconnaissant, à commencer par Sylvain à qui je serai toujours des plus redevant et à mes chers parents qui m'ont donné ce corps, cette si précieuse vie humaine.

Imaginez que vous nagez en plein océan depuis des jours, avec tous les dangers que cela comporte, et que tout à coup vous réaliser qu'un radeau solide flottait à quelques mètres de vous, sans que vous ne puissiez l'appercevoir, tant la mer était agitée. On s'habitue à l'agitation!
Puis, une lumière venue d'un astre pourtant toujours présent, tel la Lune ou le Soleil, vint éclairer cette mince plateforme un moment de mer d'huile. Vous n'aviez qu'à vous retourner, étirer le bras et saisir l'occasion pour enfin vous reposer, corps et esprit.  C'est dans ce repos, ce silence intérieur profond que je me sens, sans mot pour nommer ce qui est. J'ai l'impression de sortir d'un de ces moments victorieux en thérapie, lorsque le thérapeute et le patient laissent aller une larme de bonheur blanc, comme ils offrirait un diamand pour sertir un bijoux précieusement préservé du regard depuis trop longtemps.

Mes années de pratique du zen, mes années d'efforts déployées à transcender cet esprit si agité parfois, viennent de recevoir le doux silence lumineux du Dzogchen, comme jamais auparavant. Pure awareness disait Chokyi Nyima Rinpoché, tout au long de ses enseignements! Pure awareness disait aussi Chokling Rinpoché, hier, en nous offrant les trois transmissions (empowerments, Guru- Yidam Deity) dans une matinée rituelle comme seuls les grands lamas tibétains savent le faire.

Je dois vous perdre dans tous ces mots avec lesquels je ne peux pas décrire aussi clairement que nous le souhaiterions vous et moi, mais je sais que mes amis de la communauté bouddhiste comprendront mon propos. Je voudrais pouvoir vous offrir des images encore une fois, mais il m'est impossible de les joindre pour l'instant. Vous les aurez avant Noël! Promis!

Il me reste encore une courte mais intense retraite le week-end prochain, dans un très vieux monastère qui surplombe la Vallée de Kathmandou. Chokyi Nyima Rinpoché y donnera encore une fois des enseignements importants et privilégiés à ceux qui auront la chance d'y être. Mon amie belge Véronique ne pourra pas y être! À la dernière minute elle a perdu la gardienne qui devait prendre soin de ses deux petits blondinets pendant son absence. Hier soir, je la rassurais: Tu seras là où il t'es le plus important d'être, auprès de tes enfants! Élever de petits est un dharma intense et si méritant pour une maman!  Il en est tout autant pour chacun d'entre nous! Comme je ne cesse de le répéter, nous sommes là où nous nous devons d'être! L'important est d'être présent aux autres, de leur offrir la première place devant nous, de leur permettre de s'épanouir, peu importe le milieu dans lequel ils (nous) sont! Peu importe qui ils sont!











Je pense a chacun d'entre vous, souvent, souvent. Ici, je travaille sur cet esprit qui est le miens, en pensant à vous, pour vous. Nul n'est une Île disait le programme de religion lorsque j'étais au secondaire! Je suis bien d'accord avec cette vérité! Quoique je sois un insulaire, je ne suis pas une île!
Je vis parce que vous êtes vivants, là, important(e)s a mes yeux, à mon coeur! Mon plus grand souhait est que nous nous retrouvions!

Mais le livre de cette aventure comporte encore un dernier chapitre que je vous promet de livrer avant mon retour! Puis, comme d'habitude, j'aurai des mots pour conclure tout ce que j'aurai ceuillis sur les routes de l'Himalaya!

Bonne fin de novembre!

Affectionneusement
Raymond Thundup

mardi 11 novembre 2014

Une autre riche étape.. Déjà du passé!

Aéroport Indira Ghandi, Delhi, mercredi 12 novembre 2014, 13:15
( il est 02:45 au coeur de votre sommeil!)

A bord du A320, hier soir, javais le front appuyé sur la vitre du hublot et les yeux rivés sur le ciel. Une mer infinie de nuages à travers lesquels sortaient des flammes rouges et oranges, là où le soleil semblait se coucher à l'horizon. Je savais que de l'autre côté, là où vous étiez, il se glissait lentement, mais sûrement dans votre nouvelle journée. C'était à rêver! Personne ne voit ce genre de ciel que si on est à bord d'un aéronef volant à 37,000 pieds d'altitude, et encore, si rarement. Nous volions vers le Nord, en direction de Delhi et le spectacle sublime me paraissait s'éterniser!  Le Bardo Todhol, "Livre des Morts Tibétain", nous enseigne qu'au moment de la mort, après la dissolution des éléments terre, eau, feu et air de notre corps, il y a apparence de blanc, tout est blanc, que blanc! Puis soudain, il y a apparence de rouge "comme lorsque le soleil se couche", la seule perception que notre esprit en transit aurait à ce moment là. Puis, Noir! Un black-out total! Jusqu'à ce que le voile de noirceur se lève pour ne laisser qu'une clarté pure dans laquelle tout n'est clairement qu'apparence. Je n'ai pas pu penser à autre chose qu'à cette vie incroyablement riche qui m'est offerte.

Mon séjour sur le lieu d'éveil du Bouddha est déjà du passé, mais j'en rapporte tellement de profondes empreintes! Ces rencontres magiques et spontanées avec de grands maîtres, comme Kyentse Norboo Rinpoché qui m'a accordé du temps pour recevoir mes questions et y répondre. Je l'ai revu, hier, à notre café préféré et il est venu nous causer, moi et mon ami indien rencontré en retraite. Il m'a dit que son troisième film sortirait bientôt! C'est un cinéastre merveilleux! Un merveilleux conteur! Puis, iL y a deux jours, j'ai fait la rencontre de Ratna Vajra Rinpoché, le fils aîné du grand Shakya Trinzin, cet autre tres grand maître détenteur des enseignements profonds de la lignée des Shakyas,  d'une dimension incroyable. Il officiait un Mönlam pour la paix. Je l'ai approché un peu naïvement pour lui demander quelque chose d'important, ne sachant pas qui il était. Il eu un grand sourire et m'a gentiment dit qui il est, puis nous avons échangé un moment, avec tellement de sourires et de courtoisie, après quoi nous nous sommes salués par une chaleureuses poignées de main. Rencontre innattendue avec un personnage que tout les moines et etudiants sur place semblait tenir en grand respect. Hier soir, il occupait le siège juste derrière moi dans l'avion. J'aurais voulu inverser! 😌

Puis il y a ce ce cher moine d'origine française, grand, tellement humble, tellement doux, le venerable Thubten Sangpo, avec qui j'ai eu l'immense bonheur de vivre cette retraite de dix jours autour de la pratique de Shiné. Je rêve de le faire venir au Quebec pour que vous puissiez faire l'expérience d'une retraite d'une semaine, comme celle que j'ai la chance de vivre ici. J'y travaillerai, même seul! Et je vous en reparlerai en 2015! Promis!

Je laisse derrière moi tellement de gens qui m'ont touché et qui ont conquis mon coeur. Des enfants, des jeunes mamans, des vieilles dames, des handicapés, aveugles, difformes,sales, mais avec des regards et des expressions tellement indescriptibles de bonheur momentané lorsque je leurs offrait des petits sous, du chocolats ou même un simple bonjour enrobé dans un chaleureux sourire. Je pense aussi à mon tailleur de sac et de vêtement qui m'a fabriqué une super copie de mon short capri acheté Chlorophylle, pour moins de $20; je pense aux serveurs, cuisiniers et propriétaires des deux restaurants où je suis allé si souvent, à leur accueil si amical, leur joie de me retrouver après la retraite, même pour une seule heure; je pense aux personnes qui travaillent au Root Institute, a Khadro en particulier et à Paul qui sont si gentils et souriants avec tout un chacun; je pense aux conducteurs de rickshaws que j'ai salué tous les jours; je pense à tous ces jeunes qui, plusieurs fois par jours, me lançaient hey! Raymond! Venant vers moi me saluer ou même me serrer contre eux comme si j'avais été leur grand frère. Sans doute parce que j'ai aimé les écouter, leur parler et leur accorder le temps qu'ils venaient me proposer de leur accorder. J'ai quitté tous ces êtres merveilleux qui ne me quitteront pas au fond de moi-même, car j'emporte leur plus beaux instants dans mon coeur.

Ce temps passé à Bodh Gaya, sur le lieu d'éveil du bouddha, à baigner dans les chants des pèlerins venus de tous les coins du monde, je l'ai dédié à notre mieux-être, à la réalisation de notre plus profond potentiel. J'aurais tellement aimé que vous y soyez, à chaque instant, que vous puissiez au moins recevoir une grande partie de ce que j'y ai reçu, sans avoir à le demander. Mais je sais que ce que j'ai ne m'appartient pas, qu'il est à vous aussi, comme à tous ceux que j'ai croisé et que je rencontrerai à chaque jour. Je ferai les plus grands efforts possibles pour le mettre au profit de tous, croyez-moi! C'est mon voeux le plus profond!

J'ai tellement de choses à vous raconter, mais je fini par ne plus savoir par où commencer. Alors je m'arrête ici, temporairement, pour vous retrouver sous peu, en mots, depuis Bodha (dans la vallée de Kathmandu, au Nepal), à partir de demain. Je serai sur les routes de l'Himalaya pour un autre cinq semaines.

Affectionneusement
Raymond Thundup




















lundi 10 novembre 2014

Entre Shiné... Et Samsara

Heure de mon levé: 4:15
Douche, offrandes sur l'autel devant ma boîte de méditation et prise de refuge et de préceptes pour les 14 prochaines heures: ne pas ôter la vie (même à un petit insecte) - ne pas prendre ce qui n'est pas offert - ne pas mentir - n'avoir aucune activité sexuelle - ne pas consommer d'alcohol ou autres intoxicants - ne pas s'asseoir ni dormir sur un lit haut, dispendieux ou très grand ( un valeur symbolique est ici signifiée) - ne pas consommer de nourriture après midi ( donc: petit-déjeuner a 6:30 fait de gruau, fruit et une tranche de pain avec beurre d'arachide et un the au lait sucré... Mon seul repas complet! Puis, vers 11:00, une petite poignée d'amandes et noix de cajou avec trois dattes sèches et un verre d'eau, puis quelques tasses de thé au lait salles ou sucrées au cours des pauses de la journees) - ne pas chanter, danser ou jouer de la musique (encore une fois il faut y trouver la valeur symbolique) - ne pas porter de parfums ou de parures.

La journée commencera avec la récitation de quelques textes courts, une autre pratique préliminaire et enfin 45 minutes de meditation Shiné.

Après le petit-déjeuner, une heure sera consacrée a la pratique personnelle, et l'heure suivant a une contemplation faite à partir d'une lecture personnelle sur un sujet lié à la retraite.

10:00 : seconde période de meditation de 45 minutes... Etc.

La journée ira comme ça jusqu'à 20:30, entrecoupée par le diner et le souper, pour ceux et celles qui ne prennent pas de préceptes...  La majorité.

Dix jours règles au son du gong qui nous rappelle les différents temps de la journée. Dix jours qui passeront comme un litre d'eau disparrait lorsqu'il est jetté à la mer.

Peu à peu la pratique s'installe, ou plutôt l'hableté à pratiquer ce qui est prescrit, sans même qu'on se sente obligé. On y est venu de son propre gré de toute manière et la joie d'être là à "travailler" ensemble est palpable. Chacun est immensément delicat, silencieux, réservé et respectueux des autres, chacun subit le bruit des fêtes indiennes qui n'arrêtent plus de s'enfiler au village, chacun souffre un peu de la chaleur intense qui s'accumule à l'intérieur de la Gompa l'après-midi et les pauvres mamans moustiques qui ont si soif de notre bon sang et que je ne cesserai de chasser de mes chevilles, mes mollets et mon cou humides de sueur, en soufflant dessus ou en battant des mains une fois de temps en temps. Une concentration qu'il faut manipuler sans tension, sans aversion, mais aussi sans attachement! Il est si facile de se laisser planer sur des vagues de "bliss" qui n'apportent rien d'autres que cette sensation de bien-être temporaire et inutile à l'atteinte d'un but plus élevé. Les yogas indiens en sont souvent victime!  J'en sais quelque chose!

D'une journée a l'autre , une certaine réalisation apparaît qui elle ne nous quittera jamais. Ce fruit de l'apprentissage basê sur la patience, la persévérance et... Une certaine dose de courage! Tant de gens font la fête sur cette boule bleue en ce même moment, tant de gens voudrais nous avoir à leur côté ou à leur bon service, mais non! Le service rendu sera encore incommensurement plus grand, plus durable et plus innommable lorsque le travail aura porté fruits. Pour ça, il faut avoir confiance en sa propre capacité de transformation.  Thundup, le nom qu'on m'a donné signifit "celui qui atteint ses objectifs" et devinez quel est mon principal objectif?

Aujourd'hui, lundi après-midi, 14:15, je suis de retour dans la vie qui bouge vite autour de moi. Body Gaya est située dans la province la plus pauvre du pays, le Bihar. Pas le temps de jouer au billard ici! Chacun développera astuces et petit métier pour arriver à manger un bout de pain et la mendicité est plus répandue que le sel sur nos routes hivernales. Tiens, ce matin, en attendant mon groupe à l'entréedu Mahabodhi temple, un gamin de 25 ans est venu essayer de me vendre des médailles dorées à l'effigie du temple et du bouddha. Après avoir dit non gentiment a maintes reprise en explication que je n'en avais pas besoin... Il me les a donné!   Je n'ai pas pu résister et lui ai dit Non! Tu perd des sous! Tu dois les vendre! Pas les donner!...  Et je lui ai finalement donné 15 roupies par pièces au lieu des dix qu'il m'avait demandé au départ!  Je ne pouvais pas tolérer qu'un plus pauvre (et plus futé) que moi me donne quelque chose. C'était comme l'avoir volé! Il était tout à coup tout sourire! Quelle intelligence commerçante! Mais s'il était sincere, quelle leçon!!








Nous sommes allés u temple pour offrir une robe au bouddha qui est là...  Depuis plus de 2000 ans. Une statue qui fut créée un peu plus de 500 ans après le bouddha... Vers l'an 1 de notre ère, et que l'on revêt d'un beau tissus, à tous les jours! C'est donc nous qui lui avons fourni ses nouveaux habits ce matin et c'est un moine du temple qui l'a revêtu devant nous et devants les nombreux visiteurs venus de par le monde. Les robes sont sans doute redistribuées aux pauvres du coin.. J'imagine!

Puis, après ce moment de fin de retraite, je me suis assis sous l'arbre de la Bodhi, comme d'habitude et j'ai effectue ma parties quotidienne, comme je le fais depuis des années, suivant ainsi la recommandation de mon cher maître Lama Lhundrup quie j'ai vu quelques mois avant son décès, en décembre 2010. Dans une lettre que m'envoyait mon grand maître Lama Zopa, en août dernier, alors que j'étais au Ladakh, ce dernier me signifiait sa reconnaissance de mes efforts à travailler avec les outils qui me sont proposés. Je pensais à tous ceux et celles d'entre vous qui êtes venus chez moi pour apprendre a méditer, pour partager un peu de ce dharma et à qui j'ai souvent dit combien ce temps que vous offriez était precieux. Chaque instant de cette retraite j'ai pense à chacun de vous, formulant le voeux profond que ces semences soient arrosées par ma propre persévérance et portent fruits en abondance dans vos vies. Vraiment!

Demain, je reprend l'avion vers Delhi, pour une nuit, en transit. Puis, mercredi, Kathmandou! Là-bas, au Nepal, je continuerai ce travail en profondeur, mais aussi j'aurai le bonheur de retrouver mes amis et frères de cette contrée himalayenne qui m'est aussi chère. Une autre tranche de vie que j'aurai le bonheur de vous raconter, une fois sur place.

Avant que l'électricité ne soit encore coupée, on ne sait pourquoi, je met fin à cette lettre. Ça fait plus de deux heures que j'essaie de la terminer et c'est comme si on interrompait ma conversation avec vous. Comme j'ai terminé, je m'empresse de vous embrasser...  Avant que la prochaine coupure m'en empêche! Ce serait trop dommage ☺️

Affectionneusement,
Raymond Thundup

dimanche 9 novembre 2014

Sur la fin de ma retraite, je vous écrivais...

Bodh Gaya, le 7 nov. 2014, 9:30

Je suis déjà levé depuis 4:10 ce matin et le climat passe des 16-17 degrés la nuit aux 27-28 degrés le jour. Comme une belle journée d'août à Knowlton ☺️

Aujourd'hui, depuis ma petite maison du Root Institute, entre deux périodes intenses de pratique méditative, j'ai trouvé ceci dans le dernier livre de Dzongsar Kyentsey Norboo Rimpoché: oui oui! Il s'agit bien de celui avec qui j'ai eu cette rencontre quelques heures avant de débuter ma retraite.

Voici ce qu'il écrit et que je m'empresse de vous traduire afin que vous puissiez le contempler à votre tour. Comme il le dit souvent lui-même: "it is very important that you memorize this!"

Des millions de personnes dans ce monde sont intéressées dans une forme de méditation, ou yoga, ou dans une des nombreuses "dites"  activités spirituelles qui sont maintenant si largement mise en marché. Un regard rapproché sur pourquoi les gens entreprennent ces pratiques révèle un besoin qui a peu à voir avec la libération de la souffrance (delusion) et tout à voir avec leur désespoir à s'échapper de vies (trop) occupées et non- heureuses, ainsi qu'une aspiration profonde (longing) pour une vie heureuse, "en santé " et sans stress... 
Toutes des illusions romantiques.

Voilà à méditer !

Quand vous lirez ces lignes, je serai à peine sorti de ces dix jours d'isolement, l'esprit calme et plus clair (déjà...) et je serai dans ma dernière journée entre la retraite et le samsara, a Bodh Gaya. Je vous écrirai à nouveau pour vous raconter ce séjour sur la terre de l'éveil. Ce sera sans doute une histoire au passé, mais je sais que la terre de l'éveil n'est pas loin, moins loin que nous le pensons en lisant ces mots!

Bon Jour du Souvenir!

Au fait... Vous souvenez-vous que vous avez une précieuse vie humaine?

🙏

Raymond Thundup