Je ne vous avis pas oublié!
Les inondations au Cachemire nous ont privé d'Internet jusqu'à hier soir... Et je quittais le haut plateau himalayen ce matin pour descendre vers Delhi, puis remonter vers le pied des montagnes.
Arriver du Ladakh directement sur Darhamsalla, le même jour, par la voie des airs plutôt que par une longue nuit d'autobus inconfortable me font voir le bourg du dalaï Lama à partir d'un autre point de vue fort different.
En descendant de l'avion, le calme et la tranquillité contrastent avec le tourbillon de Delhi. Pour 700 roupies, j'ai eu droit à une ballade en taxi sur quinze kilomètres de verte campagne en piedmont. Déjà, l'odeur des feux de bois parfument cet air humide qu'il me fait bon respirer et se mêle au parfum presque tropical que dégage la nature. C'est une Inde différente que celle de lHimachal Pradesh. On touche à un sentiment de sainteté assumée, tant dans les petits villages hindous qui bordent le petit chemin étroit montant vers McLeod Ganj. De plus en plus, on voit apparaître les drapeaux multicolores qui avec l'aide du vent léger distribuent leurs prières. Le Tibet en exhibe apparaît peu à peu et c'est un sentiment de retour à la maison qui me prend encore une fois, mais en bas des Himalayas, plutôt qu'au dessus.
Ce matin, à 4:35, il faisait froid sur Leh. Norboo est venu me chercher pour me mener à mon remiser vol et cette fois-ci, j'ai eu l'impression qu'on se reverrait sous peu. Je pouvais laisser le froid et la sécheresse, mais aussi la quiétude des petits monastères pour aller vers un nouveau voyage intérieur, celui des tibétains, depuis plus de 13 siècles. J'entrerai en retraite bientôt et pour un autre long moment je serai privé de vous écrire, mais cette privation ne fera qu'enrichir les réflexions qui suivront!
Je remerci tous ceux et celles qui m'ont envoyé des voeux le quatre septembre dernier. Même si je les ai reçu en retard, à cause de la pluies dévastatrice des dernières semaines à Srinagar, ils font plaisir à lire!
Le dalaï Lama est "en ville" car l'air semble pétiller plus qu'à l'habitude, même si le ciel dégagé de ce matin semble ramener des soubresauts de mousson. Je rêve de vous y accompagner un jour, si jamais lAventure Himalayenne vous paraissait possible à réaliser. Au moment où je vous écris ces mots, les cigales commencent à chanter le soir qui approche. C'est le ciel qui les trompe, car il n'est que 16:20.
Je vous laisse sur ces mots pour mieux aller lire les vôtres, car une soixantaine de courriels m'attendent et le wifi est plutôt lent ici.
Qu l'automne qui commence soir beau dans votre coin de terre! Profitez bien des derniers rayons chauds avant de ranger vos petits manteaux de printemps:-)
À bientôt
Thundup Raymond
Merci pour ces beaux textes et que la paix et la joie t'accompagnent dans toutes tes retraites et rencontres....À bientôt
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