Le samsara c'est l'esprit tourné vers l'extérieur, perdu dans ses
projections.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
À chaque sortie de retraite, il est commun à la plupart des retraitants de trouver "la vie extérieur" perturbante. Les nombreuses heures, chaque jour, multipliées par autant de jour d'isolement et de réflexion, permettent à l'esprit de se déposer et de plonger dans des profondeurs rarement explorées dans les temps ordinaires. Ainsi, mes premiers moments dans McLeod Ganj, à la sortie de chaque retraite que j'ai vécue ici, me donnent rapidement le tourni!
Il y a deux ans, j'avais laissé l'iPad à Montréal et je l'avais regretté après avoir constaté combien les installations wi-fi étaient nombreuses et accessibles par ici. Cette année, comme vous pouvez le voir au nombre de lettres que j'ai publiées, la "tablette" m'a été fort utile, sauf bien sûr, lors de la panne due aux inondations Cachemiriennes. Mais suis-je vraiment plus heureux?
Le bonheur ne se mesure pas à la quantité, mais à la qualité de ce que nous produisons ou recevons, ça vous le savez ! Je suis bien certainement ravi de partager mes aventures himalayennes avec vous tous et surtout de pouvoir le faire avec autant de facilité, la plupart du temps. Mais je réalise aussi que les derniers douze jours, depuis les enseignements du Dalaï Lama, ont été remplis de moments merveilleux qui sont passés comme des poisson dans une rivière de communications incessantes... Et "tablette" en a pris sur mon rhume! Si j'avais comptabilisé mes heures à chercher des informations, à en lire, à vous écrire,à remplir mon journal de bord (pendant que j'étais au Ladakh, puis les premiers jours ici, avant ma première retraite), eh bien j'ai passé plus de temps devant cet ordinateur è givrant que de temps en retraite! Sans blague! Une chance qu'à travers ces heures de "compute-heure" il y avait Sanju, Lakhpa, Rosette, Anil, V et les autres... et pis vous autres, pour me permettre d'être dans le moment présent, attentif et non complaisant.
Le samsara c'est l'esprit tourné vers l'extérieur, perdu dans ses projections.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Les maîtres Tibétains nous ramènent ici à la seule et vraie réalité. Non pas celle de nos projections incessantes lorsque nous sommes en plein dans ce que nous appelons habituellement "La vie courante", mais celle que nous retrouvons lorsque nous nous retirons ne serais-ce qu'un instant de cette supposée réalité de tous les jours (du "quotidien") à laquelle nous nous agrippons si solidement que nous en arrivons à affirmer sans en douter "C'est la vie!". Qui a-t-il dans ce "C" qui nous fasse croire que "la vie" est plus réelle que la réalité elle-même? Arrêtez-vous un moment pour contempler ce que vous venez de lire!
Je vous perd?
Ok d'abord! On continue!
Toujours est-il que je suis descendu de Tushita (Meditation Center) vers le Samsara (la "vie" mondaine et grouillante du voyageur) pour constater que j'ai besoin de re-tourner mon attention vers le Nirvâna. Demain, quitterai donc Norbulinka, même si c'est un grand jardin paisible et agréable à première vue, puis Darhamsalla, vers 14:heures, pour un passage obligé dans le tourbillon des déplacements. D'abord Delhi où j'irai m'installer dans un Holliday Inn près de l'aéroport, en transit vers le vol du lendemain qui m'amènera à Gaya. Mercredi, en fin d'après-midi, je serai physiquement installé dans une petite maisonnette au fond d'un paisible jardin tout au fond du Root Institute de Bodh Gaya. J'ai bien écris "physiquement", parce que le mental prendra certainement 24 heures à se déposer si ce n'est pas d'avantage!
Le samsara c'est l'esprit tourné vers l'extérieur, perdu dans ses projections.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Je reprendrai la pratique mise "un peu"de côté depuis la fin des trois jours d'enseignements du grand Tenzin Gyatso, quatorzième Dalaï-Lama. Dans ma petit "hutte", comme Root appelle ces maisonnettes, je retrouverai un lit, une petite étagère pour ranger mes affaires, une table pour installer un petit autel sur lequel je disposerai des offrandes de toutes sortes et une boîte de méditation. Oui, oui! Une Boîte! Carrée, avec un grand zabuton (coussin carré) au fond et une tablette sur le devant, vers l'intérieur, sur laquelle déposer les textes tibétains que je lirai,réciterai et contemplerai pendant les trois semaines que je passerai dans ce coin de pays où Siddharta Gautama devint l'Eveillé, le "Bouddha". J'irai très certainement m'asseoir plusieurs heures par jour au pied de ce lieu où verdit le descendant de ce pipal sous lequel il s'assit avec l'intention de combattre ses propres démons intérieurs et s'en délier à jamais.
Trois semaines où j'irai refaire le plein d'équilibre et de "prise de terre" à témoin de ma propre plénitude. J'espère que j'aurai quelques instants de reconnaissance de cette "vraie nature", cette nature claire et lumineuse, ce "RIGPA" dont nous parlent les grands maîtres qui marchent encore sur cette terre.
Vous me trouverez sans doute plus silencieux dans les prochaines semaines. Réjouissez-vous! Ça vous profitera, c'est ma plus profonde motivation à être ici présent.
Bonne fin d'octobre et, si vous avez envie de connecter avec moi, eh bien prenez un moment pour vous retirer et vivre, même une seule fraction d'un instant, dans le Nirvâna, l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Affectionneusement,
Raymond Thundup
Il y a deux ans, j'avais laissé l'iPad à Montréal et je l'avais regretté après avoir constaté combien les installations wi-fi étaient nombreuses et accessibles par ici. Cette année, comme vous pouvez le voir au nombre de lettres que j'ai publiées, la "tablette" m'a été fort utile, sauf bien sûr, lors de la panne due aux inondations Cachemiriennes. Mais suis-je vraiment plus heureux?
Le bonheur ne se mesure pas à la quantité, mais à la qualité de ce que nous produisons ou recevons, ça vous le savez ! Je suis bien certainement ravi de partager mes aventures himalayennes avec vous tous et surtout de pouvoir le faire avec autant de facilité, la plupart du temps. Mais je réalise aussi que les derniers douze jours, depuis les enseignements du Dalaï Lama, ont été remplis de moments merveilleux qui sont passés comme des poisson dans une rivière de communications incessantes... Et "tablette" en a pris sur mon rhume! Si j'avais comptabilisé mes heures à chercher des informations, à en lire, à vous écrire,à remplir mon journal de bord (pendant que j'étais au Ladakh, puis les premiers jours ici, avant ma première retraite), eh bien j'ai passé plus de temps devant cet ordinateur è givrant que de temps en retraite! Sans blague! Une chance qu'à travers ces heures de "compute-heure" il y avait Sanju, Lakhpa, Rosette, Anil, V et les autres... et pis vous autres, pour me permettre d'être dans le moment présent, attentif et non complaisant.
Le samsara c'est l'esprit tourné vers l'extérieur, perdu dans ses projections.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Les maîtres Tibétains nous ramènent ici à la seule et vraie réalité. Non pas celle de nos projections incessantes lorsque nous sommes en plein dans ce que nous appelons habituellement "La vie courante", mais celle que nous retrouvons lorsque nous nous retirons ne serais-ce qu'un instant de cette supposée réalité de tous les jours (du "quotidien") à laquelle nous nous agrippons si solidement que nous en arrivons à affirmer sans en douter "C'est la vie!". Qui a-t-il dans ce "C" qui nous fasse croire que "la vie" est plus réelle que la réalité elle-même? Arrêtez-vous un moment pour contempler ce que vous venez de lire!
Je vous perd?
Ok d'abord! On continue!
Toujours est-il que je suis descendu de Tushita (Meditation Center) vers le Samsara (la "vie" mondaine et grouillante du voyageur) pour constater que j'ai besoin de re-tourner mon attention vers le Nirvâna. Demain, quitterai donc Norbulinka, même si c'est un grand jardin paisible et agréable à première vue, puis Darhamsalla, vers 14:heures, pour un passage obligé dans le tourbillon des déplacements. D'abord Delhi où j'irai m'installer dans un Holliday Inn près de l'aéroport, en transit vers le vol du lendemain qui m'amènera à Gaya. Mercredi, en fin d'après-midi, je serai physiquement installé dans une petite maisonnette au fond d'un paisible jardin tout au fond du Root Institute de Bodh Gaya. J'ai bien écris "physiquement", parce que le mental prendra certainement 24 heures à se déposer si ce n'est pas d'avantage!
Le samsara c'est l'esprit tourné vers l'extérieur, perdu dans ses projections.
Le nirvana c'est l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Je reprendrai la pratique mise "un peu"de côté depuis la fin des trois jours d'enseignements du grand Tenzin Gyatso, quatorzième Dalaï-Lama. Dans ma petit "hutte", comme Root appelle ces maisonnettes, je retrouverai un lit, une petite étagère pour ranger mes affaires, une table pour installer un petit autel sur lequel je disposerai des offrandes de toutes sortes et une boîte de méditation. Oui, oui! Une Boîte! Carrée, avec un grand zabuton (coussin carré) au fond et une tablette sur le devant, vers l'intérieur, sur laquelle déposer les textes tibétains que je lirai,réciterai et contemplerai pendant les trois semaines que je passerai dans ce coin de pays où Siddharta Gautama devint l'Eveillé, le "Bouddha". J'irai très certainement m'asseoir plusieurs heures par jour au pied de ce lieu où verdit le descendant de ce pipal sous lequel il s'assit avec l'intention de combattre ses propres démons intérieurs et s'en délier à jamais.
Trois semaines où j'irai refaire le plein d'équilibre et de "prise de terre" à témoin de ma propre plénitude. J'espère que j'aurai quelques instants de reconnaissance de cette "vraie nature", cette nature claire et lumineuse, ce "RIGPA" dont nous parlent les grands maîtres qui marchent encore sur cette terre.
Vous me trouverez sans doute plus silencieux dans les prochaines semaines. Réjouissez-vous! Ça vous profitera, c'est ma plus profonde motivation à être ici présent.
Bonne fin d'octobre et, si vous avez envie de connecter avec moi, eh bien prenez un moment pour vous retirer et vivre, même une seule fraction d'un instant, dans le Nirvâna, l'esprit tourné vers l'intérieur qui reconnaît sa vraie nature.
Raymond Thundup




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